Bourg-d’Oisans, le camp de base du cyclisme dans l’Oisans

Il existe peu d’endroits au monde où l’on peut enchaîner autant de cols mythiques sans jamais reprendre la voiture. Niché à 720 mètres d’altitude au pied de l’Alpe d’Huez, au carrefour de cinq vallées alpines, Bourg-d’Oisans est tout simplement l’un des meilleurs camps de base cyclistes d’Europe. Voici pourquoi en faire le point de départ de votre séjour vélo, et comment organiser une semaine inoubliable.

Une situation géographique unique

Bourg-d’Oisans occupe le fond de la vallée de la Romanche, exactement là où se rejoignent les routes venues de Grenoble, du Briançonnais, de la Maurienne et des Écrins. Résultat : une dizaine de cols hors catégorie sont accessibles à la journée, dans quatre directions différentes. On peut ainsi grimper un géant chaque jour, varier les ambiances et rentrer dîner en ville.

Les cols par vallée, au départ de la ville

Vers l’Alpe d’Huez et ses balcons

Impossible de séjourner ici sans grimper les 21 virages de l’Alpe d’Huez. Juste en face, le Col de Sarenne offre une échappée sauvage, tandis que les routes-balcons d’Auris et de Villard-Reculas dominent la vallée. Pour aller plus haut, prolongez jusqu’au Lac Besson, à plus de 2 000 m.

Vers la Romanche, le Lautaret et le Galibier

En remontant la Romanche, on rejoint le Col du Lautaret puis le mythique Col du Galibier. Sur le chemin, la station des Deux Alpes et le village d’alpage de Besse-en-Oisans valent le détour.

Vers Allemond, la Croix de Fer et le Glandon

La vallée de l’Eau d’Olle mène aux voisins Col de la Croix de Fer et Col du Glandon, ainsi qu’à la raide grimpée d’Oz-en-Oisans et au géant Col du Sabot.

Vers le sud et les villages perchés

Plus confidentielles, les routes du Col d’Ornon, de Villard-Notre-Dame, d’Oulles ou la longue vallée du Vénéon jusqu’à La Bérarde offrent calme et grands espaces.

Un exemple de programme sur une semaine

  • Jour 1 — Mise en jambes : Col d’Ornon (pente douce) pour jauger sa forme.
  • Jour 2 — L’incontournable : l’Alpe d’Huez, puis descente par Sarenne.
  • Jour 3 — Récupération active : balcon de Villard-Reculas ou d’Auris.
  • Jour 4 — Grande journée : Croix de Fer et Glandon en boucle.
  • Jour 5 — Repos ou petite sortie tranquille (Les Deux Alpes).
  • Jour 6 — Le sommet du séjour : le Galibier par la Romanche.
  • Jour 7 — Défi perso : le Col du Sabot ou un chrono de l’Oisans Col Series.

Alternez toujours cols géants et montées douces pour bien récupérer. Pour composer votre programme selon votre forme, consultez notre guide quel col grimper selon votre niveau.

Se loger et s’équiper

Bourg-d’Oisans propose de nombreux hébergements adaptés aux cyclistes (hôtels, campings, gîtes), des loueurs et réparateurs de vélos, ainsi que tous les commerces utiles. Sa taille humaine et son ambiance vélo en font un lieu convivial où l’on croise des passionnés du monde entier, surtout au moment de La Marmotte.

Quand venir ?

La haute saison cycliste s’étend de juin à octobre. Pensez à vérifier l’ouverture des cols d’altitude comme le Galibier avant de partir : tous nos conseils dans l’article quand grimper les cols de l’Oisans.

Questions fréquentes

Combien de cols peut-on grimper depuis Bourg-d’Oisans ?

Une bonne dizaine de cols majeurs sont accessibles à la journée, dans quatre vallées différentes, sans reprendre la voiture.

Quel est le col le plus facile au départ de Bourg-d’Oisans ?

Le Col d’Ornon, avec sa pente douce et régulière, est idéal pour se mettre en jambes.

Bourg-d’Oisans est-il adapté aux débutants ?

Oui : entre montées douces et cols mythiques, chacun compose son programme. Il y a de quoi progresser à tout niveau.

Prêt à planifier votre séjour ? Explorez tous les cols, classés par secteur, sur la page des cols de l’Oisans.

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